Naissance de la photographie

XIXe siècle : Naissance de la Photographie Nombreux sont ceux qui ont participé à l’élaboration de la Photographie. Faire une liste exhaustive de leurs noms, n’aurait guère d’intérêt, mais depuis Aristote, fort est de constater que chacun a porté sa croix a l’édifice. L’une des phases les plus difficiles est de conserver l’image sur support. L’honneur de réussir à fixer la première photographie revient au français Joseph Nicéphore Niepce. C’est en 1824 qu’il réalise la photographie d'un paysage, sur une plaque recouverte d’une émulsion dite de « bitume de Judée » via une chambre noire de type sténopé (sans objectif et sans diaphragme ). Le temps de pose est alors de l’ordre de 5 jours… Les premières traces du mot « Photographie » datent de 1933. Louis Jacques Mandé Daguerre, s’associant avec Niepce (décédé en 1833) profite des fruits de leur collaboration pour parfaire la technique. Ainsi, il présente en 1839 le (L'appareil photo le plus vieux au monde s'est vendu plus d'un demi-million d'euros)daguerréotype permettant d’obtenir un cliché dans l’ordre de la demi-heure… Rendant ainsi, le procédé plus accessible, le métier se professionnalise et sera le témoin d’une époque, d’une vie sociale notamment avec ses photo-cartes de visite (1850) et les cartes postales (1869) dans les années à venir. Suite à l’engouement suscité par cette présentation, William Henry Fox Talbot brevette en 1841 le calotype qui permet de reproduire une même image, grâce au principe du négatif-positif. Par la suite, la solution ne cessa d’évoluer jusqu'à remplacer l’un des composants, l’albumine, par le collodion en 1851 par Scott Archer. La qualité du cliché est ainsi inégalée et sa manipulation plus aisée et plus brève, mais le processus demande de préparer et d’exposer l’image en suivant (plaque humide). Il est ensuite opposé au collodion sec, qui se prépare à l’avance mais est moins sensible et moins rapide. Les recherches ne cessent de progresser. D’ailleurs dans les années 60’, le temps de pose avoisine les 1/50s. L'anglais Richard Leach Maddox atteint la barre des 1/100s, en suspendant la bromure dans de la gélatine (gélatino-bromure d’argent - 1871). En effet, sa technique permet de préparer à l’avance le négatif et de prendre des instantanés, tout en respectant le spectre. En parallèle, le matériel s’adapte aux inventions et les travaux effectués sur l’obturateur sont étroitement liés à cette réussite (obturateur multiples lames – 1887). Les supports de négatifs continuent d’évoluer au fil des années, utilisant le verre, le papier ou encore le synthétique en 1888 par George Eastman (rouleau de celluloïd). Vers la fin des années 80’, les premiers négatifs sont en vente au grand public et les entreprises se multiplient. La mise en couleur est aussi le fruit d’un résultat collégial étalé sur plusieurs décennies. Louis Ducos du Hauron (1868), Gabriel Lippman (1891 - Prix Nobel) ou les frères Lumière, avec l’autochrome (1903), sont parmi les artisans de cette avancée technologique. Au milieu des années 1930, l’Agfacolor et le Kodachrome utilisent les tous derniers procédés, dont la superposition des trois couches RVB (Rouge, Vert, Bleu). XXe siècle : Explosion de la Photographie Les « détectives » font leurs apparitions dès la fin des années 80’ sous formes de boites dont le 1er Kodak de la Eastman Compagny en 1888 ou de boîtiers se dépliant (Folding de Kodak 1890). La réalisation de multiples poses avant développement y devient possible. Ses appareils favorisent la voie de l’amateurisme (aisé !) à la fibre artistique qui devient un public directement visé par les fabricants. Les artistes ne sont pas en reste, revendiquant une tendance, un courant, une vision personnelle de l’art (Pictorialisme, mouvement, symbolisme, modernisme, dadaïsme, surréaliste, conservatisme…), se voulant souvent parfois confidentiels voire expérimentaux. Le nombre d’association, de Société photographique, de clubs et même de lieu d’expositions explosent, poussent dans toutes les grandes villes de ce monde. L’industrie mais aussi la science sont directement touchées par cet élan. Adieu les dessins approximatifs et vive la fiabilité et le réalisme des clichés : Astronomie, études médicales, approches pédagogiques, tout est de nouveau répertorié, référencé. A noté l’apparition des photos à rayons X en 1895. D’ailleurs, les progrès d’impression aidant, les revues et magasines s’arrachent les photos, n’hésitant pas à mettre en avant des doubles pages et les travaux d’un métier en pleine émergence, le photojournalisme. Parmi les filons pressentis par le demandeur d’ordre, le photoreporter de guerre a de l’avenir. En ce début de XXe siècle, les conflits armés font rages et apportent leur lot de sensationnel, avec en première ligne, la guerre mondiale. Les reportages a caractère social trouve aussi leurs voix, mais l’utilisation de l’image va évoluer après guerre, pour devenir un moyen de communication a part entière, encouragée (URSS), allant jusqu’ à servir de propagande (Italie). Outre cette pratique radicale, les années 20 sont l’apogée de la photographie de presse, et les années 30 de la photographie de guerre avec Robert Capa en tête de fil (guerre d’Espagne). Ainsi, Life voit le jour en 1936 aux Etats-Unis, faisant la part belle au 6ème art. Toujours plus perfectionnistes, les équipes et les associations de photographes se montent, s’extirpant du milieu amateur. Volontaires au point d’être parfois engagés, voire protectionnistes, ils n’hésitent pas à s’associer comme ont pu le faire l’équipe de l’agence Magnum en 1947. Pour ce genre de photographie rien ne vaut un appareil particulièrement léger et précis. Les discrets et lumineux Ermanox (1924) et maniable Leica (1925) sont les deux têtes d’affiche du moment. Ce dernier a la particularité de reprendre la pellicule 35mm dédié au cinéma. Ce petit format 24x36, plus petit mais tout aussi qualitatif, obtient la faveur du milieu et deviendra le standard des prochains appareils. Cependant, les 6x9, 6x6 (Rolleiflex) et consorts gardent leurs aficionados, notamment avec les photos de mode et par extension la publicité, véritables viviers créatifs, remplaçant avantageusement les descriptifs. Entre Grande Dépression (krach boursier - 1929) et seconde guerre mondiale, la photographie a apporté une vision réaliste et sans détour du désastre social et des atrocités du front. A peine la période passée, certains photographes n’hésitent pas à apporter une pointe d’humeur, telle une envie thérapeutique, d’immortaliser la vie, la rue, la famille, les sentiments. Pourtant déjà présent, ce courant humaniste est plus fort que jamais. On parle de réalisme poétique, expression usitée au cinéma. Un exemple connu de tous : Le baiser de l’hôtel de ville de 1950. En marge de cette ligne de conduite, la photo dite « subjective » (Fr) puis « creative » (US) souligne une volonté de rompre avec le style humaniste du moment ; photographie qui est sans rappeler la continuité expérimentale et personnelle des années 20. Mais si l’on goûte à la joie du cinéma en couleur, dans les années 50, le noir et blanc garde une importance de choix. Si le photomaton existe depuis les années 20, le polaroid apparaît en 1948 et sa version couleur en 1963. Du pur instantané, interprété différemment par les paparazzi à la même époque. Andy Warhol traitera à sa manière la photo, rendant Marilyne plus colorée que jamais en 1962. Kodak immortalise à sa manière l’événement planétaire de 1968. Une image de la terre depuis la lune. Encore plus sensationnel que « la terre vue du ciel ». Par ailleurs, les premiers reflex sortent cette même année. L’auto-focus, lui voit le jour sur un appareil de marque Konica en 1978. Le premier jetable (Fuji) sera commercialisé 8 ans plus tard. Si Kodak aura volé les couleurs, le premier numérique de 1990 lui volera dans les plumes. Commercial ou marketing, La voie des innovations technologiques est grande ouverte et est propice à la course au matériel ou plutôt à une course contre la montre. Rachats, fermetures, licenciements, le tableau n’est pourtant pas tout rose. Mais le consommateur est toujours au avant poste, plus passionné que jamais, comme l’étaient nos aïeuls il y a un siècle... Ce sont les revues spécialisées qui ont encore de beaux jours devant elles, Internet et leurs forums ! Si l’on peut leur mettre en commun l’amour pour la photographie d’un Edward Steichen ou d’un Man Ray, les photographes quels qu’ils soient, y laissent une partie de leur âme. Chacun véhicule sa vision de l’image, du sujet, de l’événement, bref son amour pour un art qui ne cessa de grandir, s’élargir, s’épanouir et de surprendre. Intellectuelle, structurée, artistique, intuitive, sincère, révolutionnaire, naïve, racoleuse, reproductive, objective, subjective et j’en passe, la Photographie est en mouvement perpétuelle! undefined undefined undefined undefined

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